Cette semaine me permet encore de nombreuses évolutions spirituelles. Outre de nouvelles découvertes -et oui ça ne cessera jamais- côté musique, je tire quelques morceaux nouveaux de la guitare pour préparer la rentrée. Mes ongles longs me permettent de nouveaux délires, ceci associé à l'atmosphère générale et aux nouvelles connaissances sonores acquises sur LastFM. Le Septembre qui s'approche dépose dans l'air une senteur d'humide pinède et de bois brûlé que je ne peux m'empêcher de lier à la côte d'Azur. De ce fait, j'achète des tomates et du thon, pour me faire des fraîches salades comme on aurait mangé là-bas en famille - dans des temps lointains où on y allait encore en famille. Aussi, le premier cassoulet est déjà passé dans mon estomac et dans celui des autoctones qui semblent avoir aprécié la cuisine de mon pays.


Une autre étrangeté est la pomme que Rita a cueillie dans son jardin : elle pesait 1kg. Très étonné de la taille imposante du fruit, je lui demande comment elle a pu l'obtenir. Il paraît que c'est une essence d'arbre très rare qui donne des fruits entre 800g et 1200g, sans traitement chimique ou génétique. Il m'aura fallu m'y prendre à deux fois pour la manger, moi pourtant insatiable engloutisseur, adorateur de chez Pomona, jusqu'à d'habitude en acheter 2kg par semaine. Je crois que ceux de cette semaine vont finir en compote.



Au moment même ou des agents secrets portés en héros s'échappent de prisons gabonnaises - peut-être pour dissimuler un paiement de rançon, mais cocorico - ici c'est la pré-rentrée. Je parlais de senteurs, mais Septembre se voit : le nombre d'automobiles a triplé en même temps que le nombre de petits jeûnots tenus par la main maternelle, ou en luxueux fiac poussé par papa. La ville morte se réactive, les bouchons de Budapest doivent être à leur comble. Les blogs et la messagerie instantanée retrouvent leur habituelle affluence, celle des gens qui rentrent de vacances les bras chargés de photos et de pseudos évocteurs de soleil, ou d'émerveillement, parfois de mélancolie. En ce moment Internet me sourit, et de vieilles connaissances aussi, sur MSN, mon partenaire parlotte.


C'est fou comme quatre mois passés loin de chez moi laissent tout changer pendant mon absence. Je ne vais pas reconnaître mon foyer en rentrant en France, mais je trouve cette idée sympathique. J'aime la nouveauté, surtout quand elle s'installe au coeur de la familiarité "home". Et "home" reste "home" quelque soit son déguisement. Le tout est de ne pas perdre l'essentiel.

Par Romain - Publié dans : Le pays
Jeudi 27 août 2009 4 27 /08 /Août /2009 10:21

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
 L'underworld et son ambiance... Metal.

A la suite du Sziget Festival, et un petit passage à l'Underworld, on entamme notre semaine de vacances avec Branche. On commence par aller faire un tour du côté de chez moi. Un peu de cuisine, au SPAR on découvre deux des sauces suspectes en tube, très épicées, c'est un épisode quand Branche confiant vide la moitié du tube sur ses pâtes. A coup de Coca-cola, d'huile d'olive et de paprikas, on passe deux jours de glande avancée, en regardant des films en quantités, et en se levant à treize heure. Pas d'internet, la campagne, c'est la cure. On va faire un petit tour du côté du summerfest où les activités sont moins nombreuses que prévu, une bonne fête de campagne, donc pour les vieux et les enfants. Je n'ai jamais regardé autant de films que depuis que je suis en Hongrie. Cette situation me permet d'acquérir de la matière à discuter; c'est une bonne chose. On comptait voir Gabi, mais finalement il n'a pas été vraiment disponible à cause de certaines contraintes à son travail, qui l'ont fait finir très tard lundi et mardi. Finalement on l'a vu un soir, on a mangé du maïs sur l'épi, joué de la bossa nova, supporté ses discours de nazi et ses tendances douteuses d'acid-jazzman. Branche était au bord de la dépression nerveuse après cette visite. On est donc rentrés sur Budapest, après avoir tenté un bar local, où la pinte est à 220Ft, soit moins d'un euro, presque comme en Allemagne.


Vanon nous rejoint dans nos périples, car c'est jour férié pour lui aussi. Le jeudi 20 août est la fête nationale hongroise, qui célèbre la fondation d'un état Chrétien Hongrois par Szent István  (St Etienne)  dans les années 990. A cette occasion - mis à part que le jour n'est pas travaillé - se déroule une parade militaire, un ballet aérien, une procession à la grande basilique St Stephan, et un feu d'artifice, assortis de nombreuses petites activités en ville.

Dès huit heures du matin, place des héros, a lieu la parade militaire. Tout d'abord, les soldats volontaires qui s'engagent sont commissionés lors de la cérémonie. Ensuite, dans un fracas de tambours et de cuivres, la parade commence. C'est l'armée qui marche au pas et montre la puissance du pays en faisant des tours sur la place des héros dans un pompeux pin-pon. Evidemment, nous, on dormait. On espérait les voir à 10h sur le cours Andrassy, mais en fait ils ne semblent pas avancer très loin. Des avions survolent l'ensemble, un peu comme au 14 juillet, en plus petit.


Mais des avions, on en a vu. En début d'après-midi, sous un soleil clair et chaleureux, on se poste tous sur le pont Margit, à l'affût du ballet aérien "Red Bull". On a d'abord droit à un interminable discours en Hongrois par un commentateur sportif, traduit ensuite en Américain, mais c'est incompréhensible - il est américain pourtant, le problème vient du terrible echo et du retard de son qui répète les paroles à nos oreilles, tout se mélange. Les avions volent très bas au fil du Danube, passent pour certain sous le Pont des Chaines, tracés par le fumigène, et puis vont en zigzagant entre des bornes flottantes, tournent et virevoltent, comme si c'était facile. Il y a aussi des hélicoptères, un MIG et un Alpha Jet. Ca me rappelle un peu le BIA et son lot de passionnés pour regarder les alouettes. Au bout d'une heure, nous sommes déjà partis.




 Il y a du monde



Vroum vroum, les photos ne donnent pas la même impression de ce qu'on a pu voir. Il faudrait du mouvement pour comprendre la vitesse et le raffût que font ces machins.

Branche, et je le comprends, a envie d'un peu de solitude. Je pars donc seul avec Vanon voir le feu d'artifice. On part de Déak Ferenc rejoindre notre lieu d'observation. On passe devant un H&M qui nous donne l'idée d'aller faire un peu de shopping le lendemain. La foule s'agglutine le long des quais aux abords du Grand Pont, au milieu de petites échoppes classiques en ce temps festif. A 21h, c'est une explosion de couleurs et de musique, et ça durera une vingtaine de minutes sans interruption. Il est tiré depuis le pont, depuis la rive, et depuis la Citadelle. C'est sûrement le plus beau feu d'artifice que j'ai pu voir dans ma vie.

 
Les quais débordent de gens, l'ambiance est à la fête. On peut entendre les consignes de sécurité dans toutes les langues. On ne sais jamais, si une fusée venait à se perdre en chemin.



Kaboum !

 Le feu sacré déferle du pont, c'est un moment magique.


Le lendemain arrive l'épisode du pantalon Rouge. Le H&M de Déak Ter est exactement le même que celui qu'on trouve à Cordeliers, dans le même type de bâtiment en verre. Toutefois, ici il trouve un autre sens. Les prix sont les mêmes qu'en France et sont donc élevés. De plus, il contient les fringues totalement frenchy, donc très hype pour la Hongrie. En fait on dirait presque un magasin luxueux alors qu'en France il passe davantage pour le magasin basique, usine à mode, à l'instar des plus experts GAP ou Longchamp. Toujours est-il que Vanon et moi avons repéré un superbe pantalon rouge-orangé à 20€. Vanon l'achète sur le coup, et moi j'hésite. Lorsque je reviens le lendemain carte de crédit à la main, je constate qu'ils sont tous trop grands pour moi. C'est désespéré que je fais alors tous les magasins de Budapest pour tenter en vain de le trouver ailleurs. J'espère qu'il m'attendra à mon retour en France.


 A la recherche du pantalon rouge, à travers tous les magasins de la ville. Pauvre Branche qui était obligé de me suivre.



Hier c'était samedi. Ce soir là, on avait décidé d'une grosse fête au Gödör Klub, un café théâtre très grand, à ciel ouvert, dans un trou entre-sol - Gödör signifie trou - disposant d'une scène rock'N'Jazz. On prend un repas de nouilles chinoises industrielles : il paraît que tout l'internat de l'ECAM a mangé de cette chose - pas mauvaise - pendant des mois pour palier à une combinaison de faim/flemme. Pour patienter jusqu'à l'heure tardive du début des festivités, on regarde quelques épisodes des Simpsons, puis le Labyrinthe de Pan, qui contrairement à son nom très Fairy Tale est en fait un film sombre et fantastique, engagé sur les horreurs du Franquisme en 1944. Mais dehors, il pleut. Pas de Gödör. Branche ne pourra pas essayer son chapeau neuf, Vanon son pantalon rouge neuf, tout le monde est déçu et excité. La pluie ne nous pose pas problème - à part que je n'ai pas de rechange - c'est juste qu'il n'y aura personne par un temps pareil dans un club à ciel ouvert. Mais finalement c'est sans doute la meilleure soirée que l'on ait pu s'offrir en Hongrie : on parle de souvenirs, la musique est transcendante, la France, l'ECAM viennent à nos oreilles, et on pleure presque de joie, on prend des photos débiles.
 On s'apprête à sortir...
 ...surprise, il pleut, et pas qu'un peu.
 Branche confirme, Vanon se résigne.

 Voilà la famille.
 Et le Gyros sur le coup des trois heures, parce que marcher cinq minutes pour rentrer à la maison, ça donne vraiment faim.
Par Romain - Publié dans : Le pays
Lundi 24 août 2009 1 24 /08 /Août /2009 10:16

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Je crois que je fais vraiment de la boulimie. Etre seul dans mon appartement avec de la bouffe à profusion, ça ne fait pas bon ménage. Ce soir ça a atteint des sommets. Je suis allé acheter du faux chocolat hongrois, des petits gâteaux, une bouteille de cola Spar - quelque chose d'impensable pour un amateur du goût de ma sorte, sachant en plus que l'argent n'est pas à la mesure de tels caprices. J'ai fini le sucre en poudre, la buzadara, deux pommes, tout cru. A midi pourtant j'avais bien mangé. Je tente de tarir mon appétit en buvant deux litres d'eau. Mais il faut tout de même que je m'enfile une platrée de pâtes trop garnies en épices, sel, poivre et paprikas, un quart de chorizo. Mâcher cette malbouffe c'est mâcher mes souvenirs, combler le temps et l'absence d'internet, de ligne téléphonique vers quelqu'un que à qui je pourrais donner rendez-vous au Parc de la Tête d'Or. Pas ces personnes que je ne connais qu'à moitié pour passer le temps, même si elles sont le plus adorable du monde, ou presque.

Que m'arrive-t-il ? Il y a une semaine encore je me faisais raisonnablement un bon repas, calmement avalé, savouré. Je crois que la seule raison à cela est que je ne sais pas vivre seul. Si je dois partir à nouveau, ce sera avec plaisir, mais il faudra que je trouve compagne ou compagnon de valeur, pas du bouche trou local. Amour ou ami, il me faut une bonne raison pour faire la vaisselle régulièrement, me tenir convenablement, ne pas laisser traîner du linge partout. Il me faut quelqu'un pour me tenir le crachoir, pas un maudit blog de plus. Toutefois je suis rassuré pour une chose : je suis autonome, et quand je l'ai décidé, je tiens ma maison - même si l'on m'avait dit que je ne pouvais "pas comprendre" sans avoir été une fois seul. Maintenant c'est fait. Me manque la raison pour adhérer à mon opinion.

Rita est vraiment gentille. Elle m'a invité demain, par patriotisme local m'a-t-elle dit, à l'ouverture du Summerfest. Je pense que si je restais plus longtemps ici elle deviendrait une vraie amie, avec son adorable famille, accueillante et attentionnée, toujours disponible. C'est toujours un plaisir de les trouver, avec leur vraisemblance de paix extérieure. C'est une vie accomplie, mais qui n'a pas terminé de rebondissements, un peu comme celle que je voudrais vivre. Encore faudra-t-il trouver, mais je ne me fais pas de souci.

Demain est aujourd'hui. Malgré l'humidité et le froid au bord du Danube, la chaleur du Summerfest remplirait n'importe quel coeur gelé. De nombreux pays, mais pas la France, viennent danser sur scène, dans une joie presque crémeuse. Les plus inattendus sont les Géorgiens, un peuple dont je ne sais pas grand chose si ce n'est la guerre avec la Russie. Je me suis fait beau dans ma chemise blanche et ma veste. De la famille de Rita il ne manque que Liluska la petite dernière, les gradins sont pleins à craquer de Hongrois. Tout le monde encourage ce mouvement qui entretien la renommée de la petite ville industrielle, qui fait venir un peu de monde, mais qui est aussi symbole d'ouverture et de partage à l'heure où 15% votent pour l'autarcie et l'élargissement des frontières. Des couleurs venues d'Espagne, de Pologne, de Slovaquie, de Russie, d'Arménie, du Pérou, de Belgique, et même de Thailande ou bien de Turquie, enchantent par un spectacle de danse tout à fait traditionnel/vomitif, mais très chaleureux, et même bien orchestré. Le maire aussi fait un long discours dont je capte certains mots : il parle de l'histoire de la Hongrie, de fraternité et de force. Le tout est sponsorisé par la raffinerie MOL et Dunamenti, ainsi que quelques autres. Une flamme brûle durant toute la soirée, et aucun hymne n'est oublié, tout le monde debout, la main sur le coeur.


Un petit (interminable en fait) mot du maire, raconte l'histoire de la hongrie, remercie les sponsors. Il est écrivain. "Ah ces littéraires... Ils ont besoin de parler" dit Emile Gandillet.

Les slovaques, avec leur hachette
Les russes, ça ne se voit pas ici, mais ils sont très sportifs
Les péruviens, c'est coloré
Tout le monde s'aime, que c'est émouvant

Et un petit feu d'artifice

Summerfest-opening Summerfest-opening

Samedi c'est un autre festival qui m'attend, d'une autre dimention : le très célèbre Sziget Festival. Après avoir pris le train pour Budapest, je retrouve mes deux accolytes. On mange un morceau, on achète rapidement de quoi faire des sandwitchs (nécéssaires : pain de mie, saucisse de dinosaure, salade, gateaux secs, salade, pommes).
Chacun son bracelet, c'est le pass d'entrée
On accède à l'Obudai Sziget par une seule et unique passerelle. Heureusement qu'il n'y a pas eu d'incendie.

Notre passage au Festival s'est résumé à surtout rester sur la grande scène, théâtre d'un enchaîenement de groupes 100% British, c'était le thème du samedi.

La grande scène est grande, mais moins grande que celle de Rock en Seine. Ce qui compte et qui est étonnant au Sziget, c'est surtout le nombre de scènes.

Pour être bien placés, on est venu une heure avant le premier concert. Ici, mes deux acolytes patientant sourire aux lèvres.


Dans l'ordre :

En premier sont passés les Subways. Ils sont trois sur scène : un batteur au visage de faux méchant, un guitariste excité, et une belle blonde à la basse, avec une voix suraigüe. Comme on s'en doutait, c'était du pop-punk assez basique, dont le mot d'ordre braillé par le leader témoigne du niveau intellectuel "be fucking crazy" ceci répété une dizaine de fois. Le nombre de slams était plutôt élevé, et beaucoup d'excités ne tarissaient pas de headbang plutôt violents. Vomitive musique, tous les morceaux se ressemblent, mais l'ambiance n'est pas mauvaise, quoique très collégienne.

Un guitariste très excité, genre qui fait craquer les teen-minettes. Il n'oublie pas de dire KEUZEUNEUME à chaque fin de chansons, et BE FUCKING CRAZY avant d'en commencer d'autres, toutes semblables. Il grimpe sur la batterie, et se jette dans la foule à la fin.

La blonde, pour un mélange parfait. Un batteur au regard de méchant, il en faut.




En second sont passés Editors. Dès le départ on sent plus de professionalisme. En effet, la quantité de matériel est impressionnante : trois instruments par musiciens (un ou deux clavier+ un instrument de spécialité chacun au moins). Il y a des spots posés sur scène, comme si ceux existants n'étaient pas suffisants. Ils sont quatre, et jouent tous de tous les instruments. Il y a tout de même un spécialiste du chant assez toqué dans ses gestes, guitariste et clavieriste dans le même temps, et un batteur bardé de toms électroniques et accoustiques. Dès les premières notes c'est l'extase, même si ça fait un groupe de new wave en plus. Les airs sont envoutants, élancés, froids et hypnotiques. Le jeu de scène est différent du précédent, mais tout aussi efficace. Le public n'est pas le même non plus.



Le style est travaillé, et il y a du matériel...

On était vraiment proches de la scène.



Une image du chanteur toqué





Munich - Editors



On fait une petite pause car il se fait soif et que nos pieds ont déjà souffert de l'enchainement de trois heures de concert. On passe au passage devant un petit groupe Hongrois sympathique, mais qui ne met pas non plus le feu à nos poudres.
Le petit groupe Hongrois



Et oui, il faut bien un petit coup de narcissisme de temps en temps



Aussi un petit passage vers la scène Wan2, avec de la Dub, le groupe nommé Brains


Un passage aux toilettes nous fait observer que le camping est sauvage, entre les scènes. Ca fait peur.


En troisième, c'est au tour de Klaxon. J'avais déjà entendu parler de ce groupe de new rave à la MGMT, très jeune, très dynamique, et tout de même travaillé. Ils mettent un ambiance terrible sans jeu de scène particulier, et la foule connaît tous les morceaux par coeur. Ils ont du style. On ne peut pas approcher la scène.



La classe, même si on était plus éloignés.



Golden Skans - Klaxons




On garde les places au front, troisième rang, assis dans les détritus, au milieu des pieds. J'ai rarement autant eu de "Converses". C'est le côté trop de rock.



Une charmante demoiselle nous a pris en photo tous les trois.

Le présentateur revient sur scène pour présenter les Manic Street Preachers en Hongrois et en Anglais.

Le quatrième groupe s'appelle les Manic Street Preachers. Le décor sympathique nous donne espoir qu'il soit un groupe merveilleux, venu du Pays de Galles, avec son bassiste habillé en marin blanc pailleté à la The Cure. En fait il s'agit de rock tout ce qu'il y a de plus simple et de plus surexploité, avec des airs faciles, un tambourin, et des soli de guitare crémeux. C'est la grosse déception du jour. Le public est rempli de Gallois, de filles, et de fans de Placebo qui attendent leur heure. Il y a eu un fait marquant : une pyramide humaine dans le public.

Un bassiste très Robert Smith, sans la touffe de cheveux, mais avec les mêmes paillettes.





Une composition digne d'un Eugène De Lacroix.


En cinquième arrive le tant attendu Placebo, ultime spectacle sur la grande scène. On a pu les voir, un peu. La foule était vraiment folle, je tenais au creux de mes mains mon appareil photo, plus chèrement que mon propre coeur. Mais c'était ennivrant.




Brian Molkow est dans la place, et on subit soudainement de gros mouvements de foule. J'ai cru perdre mes servicales ce soir là. C'est impressionnant de voir ces deux zigotos là en vrai, transpirant sur leur instruments. Il y a peu de photos à cause du bordel monumental dans la fosse.




Every me every you - Placebo



Ne fait pas de belles photos qui le veut. On va dire que je suis un artiste, ça passe tout de suite mieux.


Après l'effort, le réconfort. Du pain compacté, digne de César, et de l'appétissante saucisse de Mammouth - néanmoins délicieuse.



Nous sommes ensuites allés faire un tour, le dos en compote et les pieds en sang, vers des destinations plus calmes. Ici la scène Rom, avec un concert de gitans, en Français s'il vous plait.

Le curieux chapiteau "Image Miroir" dans lequel se déroule d'étranges spectacles de danse contemporaine, avec une fille nue qui se verse des bidons de crème fraîche dessus, et une vieille mégère aux cheveux oranges qui présente les artistes.

Le Jazz Club. Lorsqu'on est passés, il y avait un DJ et une chanteuse de jazz. Ce n'était pas franchement génial.



L'île d'Obuda se souviendra du passage des festivaliers pendant des millions d'années.



Le voyage se termine, près de minuit nous prenons le train pour un retour à Nyugati, après avoir assisté à cinq grands concerts, et à un total de dix représentations. Ca passe si vite. C'est un des grands objectifs du séjour en Hongrie qui vient de passer. La tendance dit qu'on approche de la fin de ce séjour exceptionel, et qu'on n'a pas envie qu'elle arrive.

Sziget-Festival Sziget-Festival
Par Romain - Publié dans : Le pays
Mercredi 19 août 2009 3 19 /08 /Août /2009 19:10

Ecrire un commentaire - Voir les 3 commentaires
Et c'est parti pour une balade en bateau en avant du "Water intake" de Dunamenti, histoire de mesurer le volume des boues résiduelles accumulées, qui pourraient entraver le bon fonctionnement des pompes du barrage.



Ma fidèle collègue, Rita, est du voyage (et moi qui fais une tête horrible sur les deux clichés)

Evidemment, mon bleu et mes chaussures sont bien trop grands, mais c'est une expédition sympathique. L'odeur du moteur et le bruit, la sensation de flottement, le tangage du bateau me donne envie de faire de la voile à Bandol. Il ne manque plus que l'indispensable salinité de l'air.
Par Romain - Publié dans : Le stage
Mercredi 12 août 2009 3 12 /08 /Août /2009 10:10

Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires

Vendredi nous voilà repartis sur les chapeaux de roues. Cette fois c'est Branche qui vient me visiter : les parents de Vanon sont en ce moment en Hongrie, et donc il ne peut se joindre à nous. Ca doit faire bizarre de trouver la campagne après des mois de vie sans sortir de Budapest. De l'herbe, des arbres, des insectes, mais quelle horreur ! A peine le temps de s'adapter, de boire un canon, de regarder un film, de s'installer dans mon appartement génial, Gabi appelle ; immédiatement, on embarque pour un nouveau périple.


Direction Budapest (et oui, pauvre Mathieu) il faut aller chercher une copine de Gabi. C'est l'occasion de bavarder de manière ininterrompue au milieu des embouteillages budapesti. Evidemment, arrivé à Andrassy Utca, la fille dit qu'elle ne peut pas venir. Donc on fait le chemin inverse pour aller jusqu'au lac Velence, dans la nuit noire. Un bon burger, et c'est la baignade, difficile à cause de l'orage de la veille qui a refroidi l'eau. Mais parler encore fait oublier les frissons. Ce sont surtout des cours de Hongrois, de plus en plus nombreux. Après le poème en Hongrois, j'apprends par coeur une blague en Hongrois impossible à traduire, mais vraiment très drôle.

Sur le coup des trois heures du matin, nous sommes de retour au 12 de la rue Jedlik Anyos. Nonchalament, Gabi nous informe qu'il passera nous chercher le lendemain à huit heures, chose presque inconcevable pour Branche et son besoin naturelle de marmotter au maximum.


C'est très dur, mais pourtant on l'a fait. Un peu de jus de pêche, un thé dense, une douche, et on reprend la voiture pour Martonvasàr. En effet, on est invités à passer la matinée avec Maria, la mère de Gabi. Tout le monde dans sa maison est déjà levé et très actif alors qu'il est à peine neuf heures et qu'on est samedi : "Une autre culture". Roland est chez Maria, et on nous sert de l'Energy Drink, accompagné de tucs fourrés au truc rose, ainsi que des pommes. Gabi va ouvrir son magasin de miniatures pour la matinée. Pendant ce temps, on découvre la grande maison, récemment achetée. Il y a beaucoup de pièces, et le jardin est très grand. Des petits arbres fraîchement plantés poussent ça et là. Maria veut une forêt, elle a horreur des espaces verts vides de feuilles de fleurs et de fruits. Mais c'est beaucoup de travail.




 Mathieu ne comprend pas comment il est possible de dormir si peu. En bas à droite, le chien de Maria - très intelligent et affectueux, contrairement à ce que sa taille laisse supposer (comme quoi les petits aussi peuvent être cools, ça s'applique aux êtres humains !). Je ne me rappelle plus de son nom en Hongrois, mais je me souviens que ça signifie "Qui a des oreilles".

On prend la direction du musée de Martonvasàr, consacré à Beethoven, qui y a résidé longtemps en invité de la famille Brunzvik. Il y a passé de nombreuses années de sa vie, et y a composé de grandes oeuvres de sa période symphoniques comme la célèbre Pastorale. On comprend pourquoi quand on entre. C'est un grand parc bordé d'arbres multi-centenaires, avec un lac vert et une énorme maison blanche. Il y a des statues de membres illustres de partout, et il fait bon de s'y promener par cette journée ensoleillée et douce.  A l'intérieur du musée, sur fond musical apaisant, des antiquités ayant appartenues au maître en personne. Ca fait quelque chose de savoir que lui-même a foulé ce sol, pensé et composé dans ces jardins, qu'il y a mangé, qu'il a dragué la fille des hôtes : cette vie lointaine marque le lieu.
 

Voici Roland le neveu de Maria, Maria, et Branche au meilleur de sa forme.

 
Maria observe cet arbre très ancien et habitué des marécages : il est exotique et introuvable dans toute la hongrie.



Il y a beaucoup de poissons-chat dans ce lac. Ils "pêchent" des petits insectes qui marchent sur l'eau en sautant sans prévenir. Ce spectacle est pour le moins hypnotique.
 Martonvasàr est aussi et surtout un ancien point de passage du courier et des voyageurs, car il se situe sur la grande route (aujourd'hui nommée M7) qui mène à Budapest. Les bâtiments sont toujours présents et en très bon état, grande fierté des habitants.


Une petite église, malheureusement fermée. Toutefois, grillage et grand angle permettent d'avoir un aperçu de l'intérieur sans trop de problèmes.

 On retrouve ensuite Gabi pour un repas très familial chez Maria. On mange du Lecso avec de l'oeuf, un genre de ratatouille Hongroise avec des Paprikas en plus.
 Surprise ! C'est Maria qui prend la photo.


Il est déjà 15h, et on prend la route pour Viségràd ("Vichégrade")


Gabi, furieux contre la circulation et contre la voiture de sa mère qui contient bien trop d'électronique et de plastique à sn goût. Et oui Gabi est extrémiste dans tout : voitures, politique, musique, lieux de soirées, temps de sommeil, etc.

A ce moment là, on ne pensait encore qu'on allait à Viségràd. On se trompait.


On franchit le gigantesque et flambant neuf viaduc au dessus du Danube, au nord de Budapest.

 

Un petit arrêt dans un hypermarché Cora pour acheter du coca, des chips et des glaces, c'est nécessaire par les temps qui courent. Au passage, une bonne vieille trabant sur le parking, 4 cylindres.

En cours de route, on prend une autostoppeuse slovaque, qui cherche à aller à Esztergom et à repasser la frontière pour rentrer chez elle. Elle semble être une grande aventurière : des mollets épais comme mes cuisses, le sac, les chaussures, l'appareil photo réflex, le bandana sur la tête.



On effectue un nouvel arrêt pour prendre de l'essence, juste en dessous de la forteresse de Viségràd, au bord du Danube qui, hors de la ville, est BLEU.



Une vingtaine virages au frein à main, et nous voilà propulsés en haut de la colline.




Il semble que Gabi aime toujours faire deux photos : une débile, une normale.



La forteresse est vraiment bien placée, et surplombe toute la région. Une vue magnifique s'offre à nous.





Le soleil tarde à se coucher mais la vue est déjà très belle (en bleu notre auto-stoppeuse, Alica).




 Gabi et les femmes, c'est une grande histoire.
 En redescendant, on croise un mariage très spécial. Les Rangers sous le costume d'époque font des ravages.
 

Un petit peu de roller-coaster fait le bonus du voyage.


 Mathieu qui clope plus vite que son ombre pendant que l'on dit au revoir à notre slovaque.
 Et le soleil se couche.



Finalement, il n'est que 20h. Pas assez tard pour Gabi, donc on pousse un peu plus loin, en direction d'Esztergom.



Grande fierté de la Hongrie, la coupole de la basilique d'Esztergom. On la voit jusqu'à très loin en Slovaquie, ancienne terre Hongroise -qui se considère toujours comme telle - histoire d'afficher la puissance Hongroise.



 

Voilà la Slovaquie, de l'autre côté du Danube. De loin ça ressemble, de près l'architecture est bien différente, les prix sont en Euro, et donc chers. Les gens parlent une langue qui n'a pas de son commun avec le Hongrois. Enfin ça on l'a su après, en y allant finalement, histoire de récupérer une bouteille d'une espèce de coca Slovaque, qui n'a en commun avec le coca que la couleur et les bulles.


 
Ici un petit chaton manifestement abandonné avec toute une portée, sous une paillotte fermée du marché d'Esztergom.

Je n'ai pas pris de photos de Slovaquie, parce qu'il faisait nuit et que ça ne rendait rien. Mais on y est bien restés jusqu'à 23h, on y a mangé un burger  et bu leur délicieux soda.



Un trajet total de 120km, à effectuer dans les deux sens. Bilan : potentiel de quatre heures de sommeil, levés 7h00, couchés 1h30. Tout est possible.

Par Romain - Publié dans : Le pays
Mardi 11 août 2009 2 11 /08 /Août /2009 11:07

Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus